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Améliorer la compréhension écrite : la méthode des 7 tamis (6/100)

 

Améliorer la compréhension écrite : les 7 tamis

 

Vous souhaitez fournir à vos élèves des méthodes pour améliorer leur compréhension écrite ? Vous voulez leur donner des réflexes pour éviter qu’ils ne demandent automatiquement la signification des mots inconnus pour eux ? Alors essayez la méthode des 7 tamis !

La méthode des 7 tamis

Qu’est-ce que la méthode des 7 tamis ? Il s’agit d’une méthode élaborée par l’université de Gießen pour l’intercompréhension (si vous voulez aller voir la page (en allemand) du projet EuroComRom dont elle est issue, c’est par ici ! Je vous en dirai volontiers plus sur l’intercompréhension dans un prochain billet). La méthode des 7 tamis permet d’analyser des textes dans une langue que l’on n’a pas apprise. Il s’agit donc d’un instrument assez puissant ;-). Du coup, elle peut a fortiori servir pour une langue que l’on est justement en train d’apprendre !

Quels sont les 7 tamis ?

Voici donc ces 7 tamis (adaptés de la méthode originale) :

1. Le vocabulaire international :

Certains mots sont les mêmes dans (presque) toutes les langues ! Pas de problème pour les comprendre. Surtout, dites à vos apprenants de ne pas aller chercher midi à quatorze heures et de s’appuyer sur ces mots déjà connus.

2. Le vocabulaire ressemblant aux autres langues étrangères déjà connues :

Eh oui, en plus, vos apprenants parlent certainement déjà plusieurs langues. Il y a toujours des mots communs avec ces langues. Génial !

3. Les correspondances phonétiques d’une langue à l’autre :

Cela fonctionne particulièrement bien pour les langues de la même famille : par exemple la lettre “v” en français devient souvent “b” en espagnol (par exemple : savon/jabon). Si vos élèves connaissent ces règles, ils seront capables de faire des liens avec d’autres langues de la même famille qu’ils connaissent déjà.

4. L’orthographe des sons :

Il arrive parfois que le même son soit orthographié différemment dans différentes langues. Si vos apprenants savent quel son correspond à quelle orthographe, prononcer le mot à voix haute permet de le reconnaître (par exemple pour l’espagnol : fútbol/football). Reconnaissez le son, vous reconnaîtrez peut-être le mot.

5. La morphologie :

On peut reconnaître certains mots à leur morphologie, parfois identique entre différentes langues de la même famille. Par exemple dans les langues latines, il est possible de reconnaître les adverbes à leur terminaison en -ment/-mente. Mais vos élèves peuvent aussi savoir qu’en français, la terminaison en -able signifie “qu’on peut …”.

6. Les similitudes au niveau de la syntaxe :

Il est souvent possible de reconnaître les formes telles que le passé composé ou le plus-que-parfait par comparaison avec la langue maternelle. Demandez à vos apprenants de décomposer la construction de ces temps (s’ils ne les connaissent pas encore). Ils devraient pouvoir retrouver leur équivalent dans leur langue maternelle (cela dépend bien sûr du degré de proximité avec le français, certaines langues n’ayant pas de conjugaison).

7. Les préfixes et les suffixes :

Reconnaître la composition d’un mot permet parfois d’en déduire le sens (par exemple pour incontournable : in- indique la négation et -able “qu’on peut …” d’où qu’on ne peut pas contourner).

 

Faire passer le texte au travers de ces 7 tamis permet (du moins pour des langues assez proches) de comprendre des textes dans une langue inconnue. Imaginez donc sa puissance s’il s’agit d’une langue apprise ! N’oubliez pas d’approfondir en faisant passer le vocabulaire passif à l’actif (lisez ici mon billet sur le sujet) !

 

Voilà, j’espère que cette astuce sera utile à vos apprenants ! Faites-moi part des résultats dans les commentaires !

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