Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  

10 effets parasites à éviter pendant l’évaluation (62/100)

 

10 effets parasites sur la correction

 

Lorsque vous corrigez, vous êtes (comme nous tous, pauvres êtres humains) victimes de facteurs parasites qui viennent influencer votre évaluation. Il est important de connaître ces facteurs parasites : être conscient de leur existence vous permettra de limiter leurs effets pour mieux tendre vers l’objectivité. Voici une liste extraite de l’ouvrage de Christine Tagliante, L’évaluation et le CECR, un ouvrage que je vous recommande dans le bonus 5 livres indispensables à tout prof de FLE.

 

1. L’effet de fatigue

Nous sommes plus équitables lorsque nous sommes en forme, donc le matin…

2. L’effet de contraste

Une copie moyenne nous paraîtra moins bonne après une bonne copie. Personnellement, pour éviter cet effet, je classe les copies par note et je relis encore une fois les essais dans l’ordre croissant pour vérifier que la progression est régulière. Il m’est effectivement arrivé de remonter des notes…

3. L’effet de favoritisme

Les commentaires ne sont sans doute pas nécessaires. Bien sûr, on peut essayer de ne pas regarder les noms, mais on reconnait souvent l’étudiant/l’élève à ses fautes… Il faut essayer d’être conscient de ses préférences personnelles et de lutter contre.

4. L’effet d’ordre

On est souvent plus sévère à la fin du paquet (peut se combiner avec la fatigue). Eventuellement, corriger sur deux jours…

5. L’effet de stéréotypie

Cet effet est également abordé dans l’ouvrage Thinking fast and slow de Daniel Kahnemann, un ouvrage qui recense nos petites erreurs de logique. Nous aimons la cohérence, et lorsque la première copie est mauvaise, nous avons tendance à être sévère avec les suivantes, afin de rester cohérent avec notre première impression. Même chose dans l’autre sens.

6. L’effet de contamination

Un bon dossier peut influer favorablement une copie. Une bonne copie ne rachète en général pas un mauvais dossier.

7. L’effet de halo

Si l’élève est ouvert en classe et participe bien, nous serons plus enclins à lui mettre une bonne note.

8. L’effet choc

Une même erreur répétée fait chuter la note de manière drastique. De même, une bonne idée suffit à donner une bonne note…

9. L’effet goutte d’eau

Nous sommes patients alors que nous voyons 9 fois la même erreur, et à la dixième, brutalement, nous n’en pouvons plus : la note chute de manière drastique

10. L’effet de l’écart-type

Nous notons entre 8 et 12 sur une échelle de 0 à 20. Personnellement, une fois les copies classées par note, je regarde aussi le spectre de la notation que j’ai utilisé. Il peut m’arriver de baisser les notes des copies les plus mauvaises et de remonter celles des meilleures copies pour utiliser tout le spectre des notes disponibles.

 

Voilà, j’espère que cette liste vous sera utile pour vos prochaines corrections. N’hésitez pas à ajouter vos propres facteurs parasites dans les commentaires, ou à faire part des techniques que vos utiliser pour les éviter !

  • 2
    Partages

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.